Les hôteliers mobilisés pour héberger – presselib.com

L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie et le Groupement des chaînes hôtelières vont accueillir le personnel soignant, certains malades, les routiers et les sans-abris…

Le recensement de chambres d’hôtels disponibles dans chaque département a commencé. C’est un geste important de la profession qui monte au front avec générosité.


Face à la progression constante du coronavirus sur le territoire, l’appel d’urgence a été lancé auprès des chaînes hôtelières et des hôteliers indépendants – soit cinq cents établissements – pour jouer à fond la carte de la solidarité auprès des milliers de personnes qui en ont le plus besoin. Plus de vingt mille chambres seraient disponibles dans toute la France.

Il s’agit d’une part d’héberger les personnels soignants, de préférence donc au plus près des hôpitaux afin de leur éviter des déplacements épuisants, mais également des malades non atteints de maladies infectieuses, permettant ainsi de libérer des lits.


D’autre part, l’appel consiste aussi à accueillir les routiers qui sillonnent le pays pour assurer le réapprovisionnement permanent des denrées alimentaires, et mettre à l’abri les sans domicile fixe particulièrement vulnérables en cette période de crise sanitaire.

En partenariat avec les services de l’État, l’UMIH et le GNC ont donc contacté leur réseau de professionnels afin de recenser toutes les possibilités d’hébergements, avec bien entendu un cahier des charges très strict pour respecter les barrières sanitaires.


« La mobilisation des hôteliers est totale pour traverser ce contexte très difficile, tout en respectant également des règles sanitaires pour nos salariés et les personnes accueillies. Il est également important de ne pas sous-estimer les angoisses de nos équipes sur le terrain dans le contexte de crise sanitaire que nous traversons et auquel personne ne s’est préparé » affirme Jean-Virgile Crance, président du GNC.

Dans le Gers et les Landes, un questionnaire a été envoyé à tous les hôteliers sur la base du volontariat. Un établissement a répondu à l’appel pour chaque département, mais les besoins sont, pour l’instant, relativement limités. Tout dépendra ensuite de l’évolution de la situation dans la région.


En Béarn et Soule, l’Office de tourisme a prêté main forte pour la diffusion du message auprès des cinquante hébergeurs professionnels et près de cent cinquante particuliers proposant meublés et chambres d’hôtes. Plus de vingt réponses positives ont déjà été retournées, malgré les difficultés que la réouverture des chambres implique. Car il faut ensuite réorganiser la chaîne logistique, entre personnel assurant les prestations (ménage, petit-déjeuner…) et fournisseurs.
« C’est un élan de solidarité sans précédent qui s’est mis en place au sein de toute la profession » souligne le président confédéral de l’UMIH Roland Héguy.

Un élan plus que jamais urgentissime, pour limiter la fatigue de ceux qui luttent au quotidien en première ligne contre ce redoutable ennemi invisible et imprévisible, et mettre à l’abri les populations les plus vulnérables.

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